Conflit Israël – Hamas : Après le Tchad, l’Afrique du Sud rappel ses diplomates en Israël pour compulsation

Conflit Israël – Hamas : Après le Tchad, l’Afrique du Sud rappel ses diplomates en Israël pour compulsation

La situation de crise persistante entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza a incité le Tchad et l’Afrique du Sud à rappeler leurs diplomates en Israël pour des consultations, rejoignant ainsi la liste des pays prenant des mesures diplomatiques en réponse à la guerre en cours.

En effet, le Tchad a été le premier pays africain, parmi ceux ayant des relations diplomatiques avec Israël, à annoncer le rappel de son chargé d’affaires pour consultations le 4 novembre dernier. Cette décision a été motivée par la grave crise humanitaire à Gaza résultant du conflit déclenché par l’armée israélienne en réponse à l’attaque du Hamas sur son territoire le 7 octobre. Le ministère tchadien des Affaires étrangères a condamné la perte de vies humaines, appelant à un cessez-le-feu pour résoudre la question palestinienne. Cette démarche a fait du Tchad le sixième pays à rappeler son principal envoyé en Israël depuis le début de la guerre, rejoignant la Turquie, le Honduras, le Chili, la Colombie et la Jordanie.

Le 6 novembre, l’Afrique du Sud a emboîté le pas en annonçant le rappel de ses diplomates en Israël pour consultations. Cette décision a été prise en raison de la situation actuelle dans la région, marquée par une intensification des bombardements israéliens dans la bande de Gaza. La ministre auprès de la présidence, Khumbudzo Ntshaveni, a déclaré lors d’un point de presse que le gouvernement sud-africain retirait tous ses diplomates de Tel-Aviv pour des consultations. La ministre des Affaires étrangères, Naledi Pandor, a exprimé la déception de Pretoria face à la poursuite des bombardements israéliens, qualifiant la réponse d’Israël de punition collective. Elle a souligné l’importance de signaler l’inquiétude de l’Afrique du Sud tout en appelant à une cessation globale des hostilités.

Le bilan des bombardements israéliens dans la bande de Gaza a dépassé les 10 000 morts, selon le ministère de la Santé du Hamas palestinien. Les victimes comprennent plus de 1 400 Israéliens, dont 341 soldats, et 240 personnes retenues en otage par le Hamas, selon l’armée israélienne. En outre, 2,4 millions de Palestiniens subissent un siège qui les prive d’eau, de nourriture et d’électricité depuis le 9 octobre.

Face à cette détérioration continue de la situation et à l’absence de volonté des deux parties d’arrêter le conflit, la communauté internationale tente sans succès d’arrêter l’escalade des violences. Les agences des Nations unies et les organisations humanitaires appellent à un cessez-le-feu immédiat et sans condition, mais ces appels restent largement ignorés par les belligérants, en particulier Israël, qui continue son offensive, selon les déclarations du Premier ministre Benyamin Netanyahu.

Joseph C. 

laredaction

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