Guinée-Bissau : Dans sa mauvaise gouvernance, Embalo dissout le parlement suite à une prétendue tentative de coup d’État

Guinée-Bissau : Dans sa mauvaise gouvernance, Embalo dissout le parlement suite à une prétendue tentative de coup d’État

La Guinée-Bissau, déjà plongée dans une instabilité politique récurrente, se trouve à nouveau au cœur d’une crise après ce que le Président Umaro Sissoco Embalo a été qualifié de « tentative de coup d’État ». Trois jours après des affrontements armés, le chef d’État a décidé de dissoudre le Parlement, majoritairement dominé par l’opposition.

Selon un décret présidentiel communiqué à la presse, la date des prochaines élections législatives sera déterminée en temps opportun, conformément aux dispositions constitutionnelles. Embalo accuse la Garde nationale d’une « complicité » avec certains intérêts politiques au sein de l’appareil d’État, rendant ainsi impossible le fonctionnement normal des institutions.

La « tentative de coup d’État » aurait été menée par la Garde nationale, entraînant une résistance qui a duré jusqu’au lendemain matin. Les éléments de la Garde nationale ont extrait le ministre de l’Économie et des Finances ainsi que le secrétaire d’État au Trésor public des locaux de la police judiciaire où ils étaient intégrés. Les affrontements ont laissé au moins deux morts, illustrant les profondes fractures politiques et sécuritaires au sein de l’État. Embalo dénonce la passivité du gouvernement face aux événements et affirme que la Garde nationale cherchait à entraver les enquêtes du parquet en libérant les membres du gouvernement dégagés. Ces membres du gouvernement ont été placés en garde à vue jeudi pour être dispersés sur un retrait de dix millions de dollars des caisses de l’État, un sujet déjà discuté au Parlement.

Les élections législatives de juin 2023 ont donné la majorité absolue à une coalition dirigée par le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), un adversaire historique d’Embalo. Cette situation conduit à une cohabitation tendue entre Embalo et son gouvernement. Embalo a également évoqué le Parlement, accusant ses membres de défendre les membres du gouvernement soupçonnés de corruption au lieu de lutter pour l’application rigoureuse de la loi et de contrôler les actions du gouvernement. Il a averti que les troubles auraient des « conséquences graves ».

Aline O.

laredaction

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